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xavier raufer - Page 28

  • Balkans, boucherie et bidonnages...

    Retour douze ans en arrière sur l"ingérence humanitaire" des troupes de l'OTAN contre les Serbes au Kosovo... Xavier Raufer revient sur ce conflit et sur la campagne de désinformation massive à laquelle il a donné lieu, dans un article publié par Le nouvel économiste le 15 février 2011...

     

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    Balkans, boucherie et bidonnages

    Bienvenue dans la boucherie balkanique, rayon Kosovo. Fin janvier, l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe adoptait un rapport du sénateur helvétique Dick Marty, dont le contenu, de type Grand Guignol, fait dresser les cheveux sur la tête.

    On y lit que de l'été 1998 à octobre 1999, alors que l'UCK contrôle peu ou prou le Kosovo, des chefs de cette guérilla mafieuse kosovare ont fait assassiner des prisonniers, surtout serbes, détenus dans des camps secrets. Les organes de ces victimes étant ensuite prélevés et vendus, aux fins de greffes, sur le marché noir international.

    Une immense machine criminelle internationale s'était alors constituée : un réseau extensif de planques et de cliniques existait, entre le Kosovo et le nord de l'Albanie, jusqu'à l'aéroport de Tirana, servant aux "livraisons". Plus, nombre de complices étrangers, intermédiaires louches, médecins ripoux, cliniques véreuses, etc.

     

    Combien de victimes pour ce crime contre l'humanité chimiquement pur ? "Des centaines de Serbes, de Roms ou d'Albanais "collabos" ont été séquestrés et torturés dans des camps secrets de l'UCK", dit le rapport Marty. Là-dedans, une désormais inévitable enquête devra dire si les victimes des Frankenstein de Pristina se comptèrent alors par dizaines ou bien par centaines.

    Silence gêné sur les deux rives de l'Atlantique à la publication du rapport Marty, les Etats-Unis et nombre de pays d'Europe ayant, à l'époque, soutenu, armé et financé l'UCK, avant de lancer la croisade anti-Serbes du printemps 1999. Silence d'autant plus lourd que cette histoire d'organes était, dans la région, le secret de Polichinelle, nul n'ignorant, de Washington à Ankara, que le Kosovo n'est en fait qu'une zone grise criminelle. Un drame pour la population locale, étouffée par la féroce loi du silence imposée par ses propres mafieux et facilitée par ses "libérateurs" qui, tel Bernard Kouchner, proconsul local de 1999 à 2001, déclarait au quotidien suisse Le Matin (24/11/2000) : "Ne croyons pas à la légende de ce pays mafieux."

    Tous ces silences, cette muette complicité, au nom de la "stabilité" : plutôt la mafia que le désordre. Tout plutôt qu'on apprenne que, voici dix ans, deux millions de malheureux furent livrés à des mafieux, sous la botte desquels ils vivent encore. Mais il y a pire encore, car si l'enquête Internationale sur les trafics d'organes humains fait bien son travail, elle devra forcément s'intéresser aux conditions mêmes dans lesquelles la "guerre de libération" du Kosovo s'est engagée. Là, elle tombera sur la plus incroyable campagne mondiale de désinformation de l'histoire récente - qui pourtant n'en manque pas.

    Voyons plutôt :

    - En janvier 1999, quelque quarante cadavres d'hommes, tués par balles, sont découverts entassés près du village de Račak, au Kosovo. Tempête immédiate ! Le "Massacre de Račak" enflamme (imprudemment) les médias mondiaux. Sauf que : nul ne sait si les victimes sont des civils, ou des guérilleros de l'UCK tués au combat de par le Kosovo et regroupés pour les besoins du show ; nul ne sait (omerta oblige...) si les victimes proviennent de Račak ou de la région ; un seul corps porte des traces de poudre révélant un tir mortel à bout touchant. Les médecins légistes finlandais chargés des autopsies révéleront ensuite avoir subi de longues, d'intenses pressions, pour consentir à parler de "massacre". Fort prudente, l'assemblée parlementaire de l'OTAN parlera enfin, du bout des lèvres, de "massacre présumé de Račak, qui n'a toujours pas été élucidé".

    - En avril 1999 (deux semaines avant le début des frappes aériennes sur la Serbie), Joshka Fisher, ministre allemand des Affaires étrangères, annonce, mélodramatique, que le plan secret de l'état-major serbe, visant au nettoyage ethnique du Kosovo, a été découvert : les Albanais, dit ce ministre, doivent y être massacrés par l'armée yougoslave, puis chassés vers la Macédoine et l'Albanie. Sans rien vérifier, la presse du monde entier révèle alors cette "opération Fer à cheval". Un faux, révèle en février 2000 le général allemand Heinz Loquai, associé au bidonnage ("Serbian ethnic cleansing scare was a fake, says general", Sunday Times, 22/02/2000). Si grossier le faux, que le terme utilisé pour fer à cheval, "Potkova", n'est pas un mot serbe, mais... croate ! Par la suite, l'OTAN se déclare pudiquement "incapable de retrouver l'origine de l'histoire "fer à cheval"". Au même moment, Washington parle du "comportement génocidaire" des Serbes au Kosovo. Le 14 avril 2000, le Monde titre sur "Les sept cent mille fantômes du Kosovo" ; et M. Antoine Garapon, humaniste émotif, lamente à Télérama (23/06/1999) les "centaines de milliers de Kosovars massacrés". Rappel : Le Tribunal pénal international estime en août 2000 (Le Monde, 19/08/2000, une "brève" de 15 lignes) que "le nombre définitif des corps découverts... se situera sans doute entre 2.000 et 3.000"

    Bien sûr, les mafieux et bouchers albano-kosovars doivent être châtiés - notre total rejet de la culture de l'excuse ne s'arrêtant pas aux portes des Balkans. Cependant, ceci : les mafieux des Balkans ne sont pas de grands Machiavels. L'auteur de ces lignes en a côtoyé plus d'un : ils sont violents, madrés, émotifs, sadiques parfois - mais pas très doués. Séculairement, dans leurs fiefs, ils tendent à calquer leur attitude sur ceux qui, à l'instant, les dominent. Leur expérience est millénaire ! Byzantins, Ottomans, Austro-Hongrois, communistes - ils ont tout vu passer chez eux.

    D'où leur sens inné de la réciprocité - comme tu es, je suis ; comme tu agis, j'agis.

    Ainsi, multiplier sous les yeux mêmes des mafieux locaux les coups de voyou comme ceux ci-dessus dépeints - pire, les y associer ; nier (à leur grande joie) l'existence même des mafias, tout cela stimule en eux la pulsion criminelle. Agir en voyou dans les Balkans garantit, ô naïfs de Washington et de Bruxelles, de voir les voyous s'y déchaîner.

    Xavier Raufer (Le nouvel économiste, 15 février 2011)

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  • Les snipers de la semaine (15)

     

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    Au sommaire :

    - sur Ring, Xavier Raufer allume la "bobosphère"...

    Les milliardaires philanthropes du Bronx

     

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    - dans Valeurs actuelles, Frédéric Pons fait un petit carton sur l'hypocrisie assez misérable de l'Internationale socialiste...

    L'Internationale des hypocrites

     

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  • Les snipers de la semaine (9)

     

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Valeurs actuelles, Xavier Raufer descend l'angélisme des socialistes en matière de sécurité ;

    Le palais de dame Martine

     

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    - sur Antibobards, Hervé Nathan se paie Dominique Strauss-Kahn en citant quelques uns de ses discours !

    Pour un observatoire du DSK

     

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  • De nouveaux Superman ?...

    Nous reproduisons ici une excellente analyse publiée jeudi 28 octobre 2010, dans le journal Le Monde, sous la plume d'Yves Mamou, journaliste au service économie. A noter que Xavier Raufer, il y a une dizaine d'années, dans son Dictionnaire technique et critique des nouvelles menaces (PUF, 1998) avait bien pressenti la montée en puissance de la figure du Loup solitaire ou du Desparados... 

     

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    Ces nouveaux Superman qui déstabilisent les institutions

    Jérôme Kerviel, Albert Gonzalez, Julian Assange... Les trois hommes ne se connaissent pas, vivent dans des pays différents et n'ont a priori rien en commun. Sauf une chose : chacun à sa manière a déstabilisé une institution financière ou politique avec une violence jamais enregistrée jusqu'à présent.

    Le premier, 33 ans, ex-trader de la Société générale, a pris des positions à risque sur 50 milliards d'euros d'actifs financiers en déjouant les contrôles internes de la banque. Ces positions ont généré des pertes de presque 5 milliards d'euros. Sans augmentation de capital, la Générale coulait corps et biens. Le deuxième, Albert Gonzalez, 28 ans, a été inculpé, en 2009 aux Etats Unis, pour avoir piraté et revendu les coordonnées de plus de 130 millions de cartes bancaires du groupe financier Heartland, soit le plus grand vol jamais commis aux Etats-Unis. Le troisième, Julian Assange, 39 ans, est devenu célèbre cette année pour la mise en ligne sur le site Internet WikiLeaks de 77 000 documents estampillés secret défense sur la guerre en Afghanistan. Il a récidivé avec un second lot de documents le 22 octobre, sur l'Irak cette fois. Le Pentagone a été mis sens dessus dessous.

    Ces trois exemples signent l'émergence en ce début de XXIe siècle d'une nouvelle sorte de Superman. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, un simple individu, dénué des outils traditionnels de la puissance (armée, police...), sans charisme particulier, peut engendrer un désordre planétaire ou déstabiliser des institutions. Certes, il est arrivé dans l'Histoire que des individus articulent le cours des événements autour de leur personne. Jeanne d'Arc, Raspoutine ou Gandhi, doués sans doute d'un charisme exceptionnel, ont pu agir sur la volonté des puissants ou des foules. Mais, avec les Kerviel ou les Gonzalez, voici l'avènement de Super-banal-men. Un Superman sans qualités.

    Les Américains ont inventé un mot pour désigner ces nouveaux individus : "super-empowerment". L'empowerment simple désignait la capacité d'un individu à mobiliser les ressources externes et internes nécessaires à son équilibre de vie et à la réalisation de ses projets. Le super-empowerment marque la capacité d'un individu - ou d'un groupe - à utiliser ou à détourner des outils technologiques qui n'existaient pas voilà dix ans pour satisfaire un appétit de puissance individuel ou batailler avec des puissances qu'il n'aurait pas rêvé d'égratigner une décennie auparavant.

    L'émergence de ces pouvoirs nouveaux dépend de plusieurs conditions. La première est la mise à disposition du grand public d'outils sophistiqués mais simples d'utilisation. Le logiciel utilisé par Gonzalez pour pirater Heartland est en téléchargement libre sur Internet.

    La seconde condition tient à Internet : les réseaux sociaux, les blogs multiplient les canaux de circulation de l'information et permettent à des personnes qui ne se connaissent pas de nouer de puissantes alliances ponctuelles. Julien Assange, figure de proue de WikiLeaks, invite le monde entier à dénoncer un comportement institutionnel "non éthique", mais qui sait quels règlements de comptes personnels se dissimulent derrière chaque fuite ? Pour déclencher un tsunami politique, il suffit parfois de donner de la voix au bon moment. Le pasteur américain Terry Jones, seulement connu de ses voisins de palier avant le 11-Septembre, a mis en colère la population de 22 pays musulmans en menaçant de brûler le Coran pour commémorer le 11 septembre 2001.

    Troisième condition : les technologies électroniques permettent souvent un usage dual, civil ou militaire. Un téléphone portable peut déclencher une explosion meurtrière à distance. Le spécialiste américain de la guérilla, John Robb, a expliqué sur son blog Global Guerilla comment SkyGrabber, un logiciel d'origine russe, vendu 25,95 dollars, permettait aux insurgés afghans et irakiens de pirater les flux vidéo des drones militaires américains qui tentent de les espionner ou de les exterminer.

    Une quatrième raison fonde l'émergence de Superman : la trop grande complexité des sociétés développées. Des gratte-ciel, des centrales électriques, des usines d'épuration, des pipelines, attaqués ou mis à mal par quelques hommes déterminés, peuvent paralyser durablement une ville, voire une région. Et les institutions sont trop lentes et trop bureaucratiques pour anticiper d'où viendra le prochain coup.

    D'autant que le pire est à venir. Quantité de techniques bon marché, simples d'usage, perfectibles car développées en open source, n'attendent qu'un peu de créativité pour être détournées à des fins déstabilisatrices. La démocratisation progressive des biotechnologies met à la portée du premier venu la production de masse d'outils pathogènes capables de décimer un pays, voire un continent. Les premiers drones à usage individuel sont déjà commercialisés. Qui sait quelles missions d'espionnage ou de destruction programmées par des individus malveillants ces engins volants miniatures pourront accomplir ?

    Voilà vingt ans, la sécurité nationale n'était menacée que par l'URSS. Désormais, l'ennemi habite peut-être la maison d'à côté, l'appartement du dessus.

    Yves Mamou (Le Monde, 28 octobre 2010)

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  • Les snipers de la semaine... (2)

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    Au sommaire  cette semaine :

    - sur Valeurs actuelles, Xavier Raufer règle leur compte aux défenseurs de la légalisation du cannabis...

    Les amis du cannabis

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    - sur Causeur, Olivier Maulin se farcit un plumitif aigri, Aiat Fayez, qui a récemment annoncé dans Libération qu'il faisat sa valise...

    Adieu Monsieur Fayez

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    - sur Valeurs actuelles, Philippe Barthelet revient en finesse sur une série de lapsus ravageurs !

    Lapsus

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